Oser rassembler le Sud Grésivaudan

   18 novembre 2016

Il y a tout juste deux ans, je signais avec Laura Bonnefoy, maire de Vinay, une tribune intitulée “osons la convergence”. Nous y exposions les raisons qui nous conduisaient à nous engager résolument dans l’unification de nos intercommunalités que nous jugions, “vitale, cruciale, essentielle et décisive” pour développer l’attractivité économique et assurer le développement durable de notre bassin de vie “Sud Grésivaudan”, de ses 47 communes et 43 853 habitants.

Après deux années d’un travail aussi acharné que complexe, nous voilà au seuil de la création de la nouvelle intercommunalité qui regroupera dès le 1er janvier prochain les communautés de communes du “Pays de Saint-Marcellin”, de “Chambaran Vinay Vercors” et de “la Bourne à l’Isère” ainsi que le SMICTOM.

Pas à pas, les compétences ont été assemblées, les statuts adoptés et l’organisation initiale posée pour assurer à l’échéance, la continuité des services aux habitants. Reste à installer le conseil communautaire constitué de 75 membres issus de chacune des communes composant l’intercommunalité et à désigner son exécutif, président(e) et vice-président(e) s.

Comme chacun le sait, j’ai, dès le printemps dernier, fait acte de candidature à la présidence de l’intercommunalité et suis à ce jour, le seul candidat ouvertement déclaré. Convaincu que le maire de la ville centre de notre territoire avait toute légitimité à le faire en toute clarté et en définissant en préalable le cadre d’une relation équilibrée, permettant de dépasser les oppositions classiques entre ville centre et communes rurales.

Ainsi, c’est à dessein que j’ai pris nettement position pour que l’intercommunalité en devenir repose sur deux piliers fondateurs : le respect de la souveraineté communale et la solidarité entre communes, quelles que soient leur taille ou leurs spécificités. Et je me réjouis que nombreux aient été les élus à se retrouver autour de cette vision partagée.

Mais sur le chemin de la convergence, force m’a été aussi de constater que cette approche s’est heurtée aux murs des amitiés et surtout des inimitiés que suscite toute entreprise humaine et que les élus que nous sommes n’ont su échapper à la lutte des egos et aux “chicayas” pour aborder sereinement et positivement le futur d’un territoire qui a, plus que tout, terriblement besoin d’éclairer son avenir en affirmant une ambition commune et partagée.

Dans ces conditions, considérant,

  • que face au discrédit, sans précédent dans l’histoire de la République qui frappe l’ensemble de classe politique il nous appartient de prendre initiatives et moyens permettant de réduire la fracture entre les citoyens et les élus,
  • que les crises nous font entrer dans une nouvelle ère,
  • que notre territoire doit se tourner avec détermination vers son avenir en étant rassemblé,

j’en appelle avec force et solennité à une candidature de rassemblement

Ainsi, après réflexion approfondie et en concertation avec mes collègues de la majorité municipale de Saint-Marcellin dont je salue la hauteur de vue et l’esprit de responsabilité, j’ai fait le choix de me désister dans l’intérêt supérieur du territoire et de solliciter Frédéric de Azevedo afin qu’il se porte candidat à la présidence de l’intercommunalité.

Maire d’une petite commune, Saint-André-en-Royans (327 habitants), président depuis quelques mois de la plus petite de nos intercommunalités, celle qui nous ancre au Vercors, incarnant une nouvelle génération d’élus, Frédéric de Azevedo a fait preuve tout au long du processus conduisant à la fusion, d’une vision politique de notre territoire, d’un sens de l’intérêt général et d’un esprit de responsabilité permettant de transcender les clivages traditionnels et de rassembler les élus de toutes origines géographiques, de toutes tailles de communes et de toutes sensibilités politiques autour d’une démarche et d’un projet qui reste très largement construire et auquel il donnera l’impulsion nécessaire avec le même état d’esprit qui l’a animé.

Fort de la confiance que je lui témoigne a priori pour sa capacité à organiser et animer une action réellement collégiale, il lui appartient notamment de confirmer et garantir par un engagement sans ambigüité de sa part, la prise en compte à juste et équitable proportion des intérêts de la ville de Saint-Marcellin. Sans que cette exigence légitime ne soit assortie de la moindre prétention hégémonique de notre part.

Car nous savons bien, à travers les infrastructures, les équipements et services que notre ville met à disposition des habitants de notre bassin de vie, la valeur ajoutée qu’elle lui apporte. Comme nous mesurons tout aussi bien ce que ce même territoire apporte à Saint-Marcellin en termes de dynamisme et d’attractivité. Tout est donc dans l’équilibre d’une relation partenariale et confiante à construire entre la ville centre, toutes les communes et l’intercommunalité !

Comme mon engagement constant au service de ce territoire en atteste depuis toujours, je reste pour ma part résolument attaché à tracer cette voie d’avenir. Comme je reste totalement disponible et impliqué pour prendre toute ma part à un nouvel élan qui mobilise tous les élus du territoire autour de la candidature de Frédéric de Azevedo.

Oser rassembler le Sud Grésivaudan : une nécessité et une ambition : la mienne !

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